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asfaloth14
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Mezerhian - précisions

Titre: Précisions
Fandom : Mézérhían
Personnage : Aodhaàn - maeron - Sellod
Rating : G
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 2902 mots


Ils avaient fait halte le soir même au flanc d'une montagne et avaient trouvé une sorte de grotte peu profonde mais qui avait l'avantage de les abriter du vent sifflant au dessus de leur têtes et semblant donner vie aux sommets enneigés. Maeron s'était contenté d'allumer rageusement un feu a l'intérieur de la cavité avant d'en ressortir. Il était encore trop en colère pour pouvoir supporter la présence des autres. Il s'était réfugié auprès de la jument. Ils avaient attachés leurs montures non loin de l'entrée de la grotte et il avait prit un soin particulier à lui ôter son paquetage et à la panser. Il s'était d'abord occupé de son hongre bai mais se dernier semblait plus préoccuper à gratter la neige de ses sabots pour dénicher de l'herbe plutôt qu'a savourer ses soins, ce qui n'était pas le cas de la jument grise. Sans compter que gratter le poil en cercles concentriques sur le dos d'Essyrà à l'aide ses ses ongles l'aidait à se concentrer sur autre chose.

Il s'en voulait toujours d'avoir livré son secret à ses compagnons. Il s'était laissé une nouvelle fois emporté par sa colère. Il ne pouvait cesser de songer qu'il agissait exactement comme Tea avait tendance à le faire tout en sachant combien de fois il l'avait réprimander à ce sujet. Penser à la jeune femme était douloureux. Elle était la seule à connaître l'intégralité de son secret et la seule a avoir posé ses yeux sur ses cicatrices. Certes il en avait dévoilé une à ses compagnon de route dans la plaine mais il était bien décidé à garder les autres cachées.

A force de s'occuper d'Essyrà il sentit sa colère se dissiper. Il se concentrait sur la rugosité du poils sous ses doigts et sur les muscles qui se détendaient sous son toucher. Il fut surprit de finir par ressentir une sorte de soulagement qui le prenait au dépourvu. Il avait été certain d'être submergé par la honte en avouant ses faiblesses et les maltraitances qu'il avait subi mais c'était finalement l'apaisement qui primait. Il se mit a réfléchir à la situation. S'il faisait l'effort de se détacher de ses propres sentiments il pouvait comprendre que le besoin de se confier à d'autres pouvait entraîner ce soulagement. De plus lui qui n'avait jamais appartenu a aucun groupe, hormis l'étrange duo qu'il formait avec Tea, avait finalement confié un peu de lui même aux hommes qui partageaient sa route. Il était au courant de la vocation d'Aodhaàn comme des malheurs qui avaient frappés l'existence de Sellod. Il songea un instant à ce dernier éprouvant soudain un mélange d'admiration et d’incompréhension. Comment pouvait il supporter de vivre en affichant les stigmates laissé par sa défaites ? Ces cicatrices Maeron pouvait les dissimuler, en tout cas les plus affligeantes, ce n'était pas le cas de Sellod. N'importe qui pouvait deviner rapidement son incapacité à prononcer le moindre mot. Son mutisme forcé n'était qu'un rappel perpétuel de sa défaite et de son impuissance à sauver la vie d'un être qui lui était cher. Il devait lui falloir une force extraordinaire pour accepter de se souvenir cuisant se rappelant a lui à chaque instant.

C'est parce qu'il prenait un peu plus conscience de la situation de Sellod que lorsque le grand guerrier roux s'approcha il le laissa faire. Sellod n'essaya même pas de communiquer avec lui, il se contenta de s'approcher de sa propre monture et de le panser de la même manière que Maeron. Le chasseur fut surprit de ne pas le voir lui jeter des regards en coins, ou alors était il assez fin pour le faire sans qu'il le remarque. Néanmoins sa présence, aussi surprenant que cela fut, contribuait à l'apaiser. Il continua à parler doucement à la jument en Andaàr, profitant de cet étrange lien qui semblait se former entre lui et l’impressionnant animal. Il lui faisait des promesse qu'il ne tiendrait peut être pas mais qui lui changeaient l'esprit, lui jurant qu’ils quitteraient bientôt cette neige et qu'ils refouleraient les vastes plaines du Romerdhael.

Ce n'est que lorsqu'il la sentit soudain se tendre sous ses mains qu'il prit conscience de la présence d'Aodhaàn. Il se rabroua, intérieurement mécontent de ne pas l'avoir entendu arriver. Le chasseur s’écarta lentement de la jument alors que celle-ci ce mettait à piétiner le sol. Il ne voulait pas que ses propres émotions la contamine. Il se tourna vers le chevalier pour le dévisager d'un œil noir alors que ce dernier ordonnait à Sellod de rejoindre les autres d'un signe de tête.

- Ne lui demande pas de partir ! ronchonna Maeron. J'ai tout déballer en public tout à l'heure je ne vois pas ce qu'il me reste à cacher.

C'était entièrement faux bien sur mais sans savoir pourquoi il ne voyait pas de raison valable d'écarter Sellod. De toute façon il n'avait pas l'intention de continuer bien longtemps une nouvelle conversation houleuse entre lui et Aodhaàn. Ce dernier serra les dents alors que Sellod retournait se poster près de son cheval.

- Il faut qu'on parle ! grogna le chevalier en croisant ces gros bras musculeux sur sa poitrine masquant ainsi l'emblème de la famille Royale.
- Je ne veux pas revenir sur le sujet, répliqua Maeron, catégorique.

Il n'arrivait pas à comprendre le harcèlement dont faisait preuve le chevalier à son égard. Il en avait déjà bien trop dit et Aodhaàn était parfaitement conscient du fait qu'il détestait ce confier. Ce type avait une véritable adoration pour les conversation gênante ce qui ne cessait de le surprendre.

- Écoute moi Maeron ! l'interrompit-il alors qu'il tentait de s'en aller. Tu ne peux pas me balancer mes quatre vérités à la figure et chambouler mes croyances sans quelques explications supplémentaires !

Cet aveux que venait de lui faire Aodhaàn le figea. Maeron le considéra un instant. Il était peut être moins obtus qu'il ne l'avait pensé. Après tout avouer de but en blanc qu'il était chamboulé par leur conversation précédente ne devait pas être facile pour un homme de sa trempe.

- J'en ai déjà trop dit, grogna-t-il néanmoins, toujours incertain de vouloir ce mettre à dos le chevalier qu'il considérait désormais comme un ami.

Il ne voulait pas lui mentir mais s'il continuait cette conversation il allait devoir en passer par là, il était tout simplement hors de question de lui parler de son père.

- Non, insista le chevalier. Tu m'as craché au visage certaines vérité et je suis conscient que ça n'a pas du être facile.

Maeron déglutit, même s'il était soulagé qu'Aodhaàn reconnaisse la difficulté d'aborder un tel sujet il ne voulait plus en parler. Il était épuisé, il avait juste souhaité un moment de répit pour se calmer et panser les plaies sur lesquelles il venait de jeter du sel.

- Je n'ai plus rien à dire .
- Tu ne peux pas te taire, persévéra Aodhaàn. Tes révélations ont soulevée nombre de questions et il me faut des réponses.

Ces mots avaient été prononcés avec plus de véhémences et Maeron se tourna vers lui pour le dévisager. Leurs corpulences étaient loin d'être similaires. Aodhaàn était carré et musculeux alors que lui même sans pour autant manquer de muscles était plus sec et plus fin, mais ils avaient la même taille et se foudroyaient du regard. Le ton employé par le chevalier était sans équivoque : c'était un ton de commandement et un sourire carnassier s'étira sur les lèvres du chasseur.

- Vas tu me donner l'ordre de parler ? railla-t-il avec humeur.

Ces paroles eurent pour effet de radoucir le chevalier qui décroisa les bras et soupira.

- Non, mais je vais t'en prier. J'ai besoin de comprendre Maeron. Tu m'as traité de benêt parce que je n'avait pas l'esprit assez ouvert mais si tu ne réponds pas à mes question je ne peux pas comprendre.
- Alors vas y ! craches ! céda Maeron. Je vois bien que tu ne me laisseras pas tranquille.

Il ne savait pas si c'était une qualité ou un défaut mais le chevalier était définitivement l'homme le plus buté qu'il aie rencontré, même Tea ne lui arrivait pas à la cheville. Céder l'exaspérait au plus haut point mais il avait fait de son mieux pour le protéger et avait insisté sur le fait qu’il ne voulait pas aller plus loin pour préserver leur relation. Mais si il voulait vraiment des réponses il allait en avoir.

- Je …., bégaya le chevalier pris au dépourvu. Tu m'as ouvert les yeux. J'ai bien comprit que je me faisait des idées disons... un peu trop préconçues et utopique sur la chevalerie mais... j'ai besoin de savoir... qui.
- Pour moi mon père est mort depuis longtemps ! cracha Maeron avec force.

Il avait déjà dévoilé une trop grande partie de son histoire et même s'il en retirait un soulagement déconcertant il était hors de question qu'il avoue qui était son père. Dire qu'il était mort n'tait pas vraiment un mensonge, c'était ce qu'il pensait, même s'il savait son géniteur toujours en vie pour lui il avait quitté son existence ou du moins il se forçait a le croire.

- Ce n'était pas ma question, répliqua Aodhaàn en levant les yeux au ciel.

Maeron grinça des dents tout en jetant un regard a Sellod qui, appuyé sur l'épaule de son hongre blanc, écoutait la discussion avec attention.

- Tu as dit que le Seigneur Rhiàn pouvait très bien garder son honneur tout en reniant son serment de chevalerie, reprit Aodhaàn le souffle court. Tu as dit que l'honneur dépendait du point de vue selon lequel on se plaçait.... je … je ne comprend pas.

Le chasseur reprit lentement sa respiration pour se calmer. Les paroles du chevalier étaient moins agressives, au contraire il semblait éprouver une certaine appréhension quant à ce qu'il allait découvrir. Maeron jeta un nouveau regard a Sellod et le grand combattant roux lui adressa un signe de tête positif, l'encourageant à continuer.

- Mets toi à sa place un instant, grommela finalement Maeron. Le frère du Seigneur Rhiàn est mort parce que le Roi n'a pas été assez réactif. Il l'a prévenu à de nombreuses reprises que les Estiens s'agitaient à la frontière et pourtant notre souverain ne l'as pas cru ou n'en à pas tenu compte.

Aodhaàn se raidit aussitôt à la mention de son roi mais Maeron continua.

- Il a fallut que ces sauvages envahissent ses terres et tuent ses citoyens pour qu'il se décide à bouger, insista-t-il
- Le royaume est vaste, répliqua le chevalier.

Maeron se doutait qu'il défendrait le roi à tout prit mais il voulait connaître son point de vue et irait jusqu'au bout.

- Canthaïr Rhiàn était le premier touché, ce sont SES terres qui ont étés envahies, ce sont les villages sous SA protection qui ont étés brûlés, SES gens qui ont souffert et SON petit frère qui est mort, reprit Maeron avec plus de hargne.

Le chevalier continua de se raidir croisant ses bras sur sa poitrine dans une attitude défensive.

- C'est fâcheux mais...
- Fâcheux ! répéta Maeron abasourdi. Moi je comprendrais tout à fait qu'il soit en colère contre son Roi. Il a été le premier à payer le prix des décision d'Aelred Mézérhian. S'il avait décidé de plus prendre part à cette guerre pour ma part il ne se déshonorerait pas. Il a fait de son mieux pour protéger sa famille en l'envoyant loin, maintenant il les protège peut être au lieu de se battre pour un Roi qui ne l'as pas secourut quand il en avait besoin.

A la place du Seigneur Rhiàn il aurait été furieux. Devant l'inaction de son souverain, devant ces centaines de morts qui auraient pu être évités, devant cette guerre qui peut être n'aurait pas eut lieu ou aurait été plus prévisible. Il avait beau vouloir croire que Canthaïr Rhiàn était enfermé en Handor et qu'ils allaient le délivrer il ne pouvait s’empêcher de penser qu'a sa place il serait peut être au fin fond du Reyr, le long de ses frontières à tenter de reconstruire ces terres et de chasser l'ennemi.

Maeron observa Aodhaàn qui tentait visiblement de digérer les informations. Sa mâchoire était serrée et un muscle sur sa joue tressautait dans un mouvement irrégulier.

- Et son serment de chevalier ? lui rappela-t-il la voix chargée de colère.

Maeron sentit son amertume remonter et ne put s'empêcher de la laisser déborder.

- Et celui du Roi ? demanda-t-il à son tour

Il vit du coin de l’œil Sellod esquisser un sourire dans sa barbe rousse. De toute évidence l'Odenien était amusée par son sens de la repartie.

- Je ne vois pas de quoi tu parles ? cracha Aodhaàn avec mépris.

Maeron su que ce sujet, plus que tout autre allait être délicat. Il devait toutefois lui expliquer son point de vue sans deviner ce qu'en ferait Aodhaàn.

- Le roi n'est il pas supposé protéger son peuple ? demanda-t-il d'une voix qu'il voulait calme mais qui était aussi acérée qu'une lame.

Il aurait giflé Aodhaàn qu'il aurait sûrement eut la même réaction.

- Il est parti en guerre, se renfrogna le chevalier
- Avec des semaines de retard !

Maeron vit clairement le chevalier serrer les poings et expirer lentement. Tout dans son attitude rappelait un prédateur prêt à attaquer et le chasseur ne le lâchait pas des yeux. Il ne savait pas encore si ce dernier céderait à ses pulsions ou les contrôleraient.

- Comment peux-tu oser dire que le Roi ne défend pas son peuple ! gronda Aodhaàn avec une fureur difficilement contenue.

Maeron lui même n'était plus que colère. Les question d'Aodhaàn avaient l'art de le faire sortir de ses gonds alors que les images profondément enfuie dans sa mémoires lui revenaient à l'esprit. Lui même âgé d'une dizaine d'année, assis sur un tabouret, le roi et le commandant Rhufawl arpentant la pièce en présentant leurs condoléances à son chevalier de père. Le regard acéré de Rhufawl se posant sur les chaînes ornant le mur du salon et qui lui avaient faites ces terribles cicatrices. Le corps de sa mère allongé sur la table...

- J'ose parce que je l'ai vu ! répondit Maeron le souffle rendu court par ses émotions chaotiques. A la mort de ma mère le Roi est venu pour partager le deuil de... mon père. Il m'a vu, il est entré chez moi et n'a pas été capable de faire le lien entre les chaînes et la mort de ma mère !

Le roi aurait pu tout arrêter ce jour là. Il aurait pu offrir à Maeron une vie différente, une vie ou il n'aurait pas été contraint de s'exiler dans la forêt. Il aurait pu confondre son père et le faire payer pour ses crimes.Ses yeux quittèrent un instant Aodhaàn et il vit Sellod esquisser un mouvement. Sa grande main se posa sur sa poitrine à hauteur de son cœur avant de se tendre vers lui dans un geste lent et calculé. Le chevalier du surprendre ce geste également car il se radoucit aussitôt.

- Je suis désolé... pour ta mère..., dit il avec maladresse mais éclairant la symbolique du geste de Sellod.
- C'est du passé, répondit Maeron.

Il avait tord de se laisser guider par sa fureur. Remuer le passé ne ramènerait pas sa mère et il était vain de se mettre dans tout ces états pour une situation qu'il ne pouvait pas changer.

- J'ai encore une question.

Maeron soupira bruyamment. L'interrogatoire n'était donc toujours pas finir pourtant il se sentait vidé.

- Pourquoi es-tu là si tu exècres à ce point le Roi ?

Maeron se redressa en fronçant les sourcils. Il ne comprenait pas le véritable sens de la question.

- Je veux dire..., reprit Aodhaàn d'une voix indécise. Cette mission n'a pas de réel bout pour toi.

Il se trompait. Il avait un but depuis qu'il l'avait rencontrer. Il jeta un regard rapide à Sellod et décida finalement de parler. Premièrement parce que de toute manière le soldat mutique ne révélerait pas son secret et surtout parce que Sellod était dans cette troupe celui en qui il avait le plus confiance.

- Je le fais pour elle, répondit-il. Je ne respecte peut être pas les décisions de son père mais je le fais pour Tea.
- Tea ? releva Aodhaàn avec sécheresse.

Maeron se maudit une nouvelle fois mais au point ou il en était dans ses révélation cela n'avait plus d'importance.

- Il a fallut longtemps avant que je ne découvre qui elle était réellement, expliqua-t-il. Tea, c'est comme ça qu'elle a prétendu s'appeler lorsque je l'ai rencontrée et pour moi elle reste Tea avant d'être la princesse héritière.

Bien qu'il s'adresse à Aodhaàn il n'avait cesser de fixer Sellod dont l’étonnement se peignit sur son visage.

- La princesse Teagan Mézérhian est protégées au sein de la forteresse, protesta le chevalier confirmant ainsi les doutes du grand guerrier roux.

Maeron serra les dents. Lui rappeler aussi brutalement qu'elle n'avait pas besoin de sa protection était douloureux et il se redressa pour faire face à Aodhaàn.

- Mais si son père perd la guerre elle sera à la merci de l'empereur Markanéen, lui rappela tout aussi sèchement Maeron. Et Si le Seigneur Rhiàn n'as pas renié ses vœux il serra peut être l’atout qu'il nous faut pour remporter cette guerre.

En tout cas il l’espérait...

Tags: aodhaàn, fandom mézérhian, fics, maeron, sellod
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