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La trahison

April 9th, 2018 (01:56 pm)
current song: top chef

Titre: La trahison
Fandom : Mézérhían
Personnage : Teagan - Maelrhys - Bearach - Bedelia - Ser Vulghàn
Rating : G
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 2478 mots

Teagan entendit un cliquetis métallique et tourna vivement la tête. Le silence des cachots n'étaient brisé que par les quelques sanglots étouffés de Maelrhys. La Princesse se sentait impuissante face à la détresse de son amie. Pour sa part elle était trop en colère pour réussir à rester prostrée dans un coin. Elle faisait les cents pas dans la minuscule cellule en ruminant sa colère. De temps à autre ne la contrôlant plus elle se projetait sur la grille en mettant un grand coup d'épaule dedans et en poussant un grondement de frustration. Elle savait que jamais le métal ne céderait mais ça lui permettait d'évacuer cette colère et surtout la douleur que cela provoquait dans son épaule était plus supportable que la douleur dans sa poitrine et les bourdonnement qui résonnaient dans son crâne.

- Est-elle calmée ?

Teagan redressa vivement la tête en reconnaissant la voix nasillarde de la Reine et vu les bruits de pas qui se faisaient entendre dans le couloir elle n'était pas seule. Les deux plantains qui gardaient sa cellule s'écartèrent et l'un deux s'inclina avant de prendre la parole.

- Pas vraiment votre Majesté.

La Reine apparut alors dans son champ de vision accompagnée du chevalier à qui Teagan avait cassé le nez et de Bearach. Le sang de Teagan ne fit qu'un tour et une nouvelle fois elle se jeta sur la grille.

- COMMENT VOULEZ VOUS QUE JE ME CALME ALORS QUE VOUS M'AVEZ FAIT JETER DANS LES CACHOTS DE MON PERE ! hurla-t-elle folle de rage.

La Reine recula d'un pas dans le couloir étroit pour bien se tenir hors de portée de la grille.

- Regarde-là mon fils, dit-elle sur le ton doucereux qu'utilisent les adultes pour parler à un enfant. Aelred n'a vraiment pas eut de chance. Un fils qui meurt avant d'atteindre l’age adulte et une fille aliénée et sauvage.

Teagan ne la contredit pas vraiment car elle laissa échapper un grondement presque animal.

- JE VOUS INTERDIT DE PARLER DE MON FRERE !

Cette fois la Bedelia s'avança d'un pas et lui jeta un regard noir.

- Tu n'as rien à interdire ! lui cracha-t-elle. Car tu n'es plus personne ! Et si tu veux qu'on te détache il va falloir te calmer.

Teagan s'immobilisa immédiatement même si la douleur dans sa poitrine se montrait plus violente que jamais à l'évocation de son frère. Elle voyait Maelrhys souffrir depuis des heures des liens qui lui retenaient les poignets. Si elles avaient une chance d'être détachée il ne fallait pas la rater. Elle opina sagement du chef et recula au fond de la cellule.

- Ser Vulghàn détachez les ! ordonna la Reine à son chevalier. Je ne voudrais pas qu'elle aie des plaies trop importantes.
- Avances toi ! gronda le chevalier à Maelrhys qui se releva en sanglotant toujours.

L'un des soldat déverrouilla la porte et Ser Vulghàn entra rapidement. Il se hâta de plaquer Maelrhys contre son torse et de glisser sa lame dans le cou fragile de la suivante.

- Si tu bouges elle meurt ! prévint-il alors que ses yeux ternes rencontraient ceux de Teagan.

La Princesse ne réagit pas. Au fond d'elle elle était désemparée. Elle était prête à encaisser les blessures et les souffrances mais pas Maelrhys. Ils avaient vite comprit qu'elle ne laisserait rien arriver à son amie et allaient s'en servir contre elle. Les deux soldats entrèrent dans la cellule et elle lu une certaine hésitation dans leurs yeux avant qu'il ne la touche. À l'aide d'une dague l'un d'eux trancha les liens qui la retenait et elle poussa un grognement lorsque son épaule fut relâchée. Cette dernière pendait, formant un angle étrange avec son corps. La Princesse soupçonnait qu'elle était déboîtée et que l’adrénaline et la tension des liens l'avait préservée jusqu'à présent de la douleur.

- Ton épaule n'a pas l'air solide, ricana la Reine une fois que Maelrhys fut détachée et que les gardes et le chevalier soient sortis. Cela doit être douloureux.

Teagan lui adressa un regard glacial. Elle avait comprit que s'énerver ne servirait à rien mais c'était dur de ne pas céder à la colère. Le faible espoir qu'elle avait gardé au fond d'elle que tout cela soit un malentendu s'était effacé en voyant le sourire satisfait de Bédélia. Il fallait maintenant qu'elle se calme et qu'elle prenne sur elle comme Maeron le lui aurait conseillé.

- Je ne ressent aucune douleur, répondit-elle d'un ton neutre.

Et en soi elle ne mentait pas. La douleur de son corps meurtrit se dissipait grâce à l'adrénaline qui courait dans ses veines seule restait cette douleur insidieuse dans sa poitrine

- C'est bien ce que je disais, soupira la Reine faussement peinée. Aliénée.

Teagan affronta sa belle-mère du regard. Ses iris mordoré brillaient d'une joie palpable. Elle se sentait victorieuse entourée de ses fidèles soldats et la colère gronda dans le cœur de Teagan. Elle ne put s’empêcher de parler la première.

- Vous allez vous contentez de sourire en me regardant en cage comme un animal de compagnie ? lui demanda-t-elle en faisant de son mieux pour contrôler la rage qui tremblait dans sa voix.

Le sourire de la Reine s’élargit et Teagan lut dans ses yeux qu'elle ne serait pas contre cette idée alléchante.

- Non, finit-elle par ricaner. Dans ma grande mansuétude je vais t'expliquer pourquoi tu es la.
- Parce que vous êtes une garce !!

La réponse avait fusée avant même que Teagan ne l'envisage et ça la fit sourire. Elle avait tant de fois voulu lui dire ces mots en face que c'était un réel soulagement.

- Parce que je suis visionnaire, la contredit Bédélia, l'arrogance dégoulinant dans sa voix. Aelred est un Roi incompétent. Il est trop complaisant et laisse son peuple le mener par le bout du nez ! Son peuple ou sa sauvage de fille !

Cette fois encore Teagan la fusilla du regard. Elle se souvenait l'avoir vu si mielleuse au coté de son père, la croyant transie d'amour pour son nouveau mari mais tout cela n'était qu'une facade. La famille Peràn était visiblement doué pour jouer la comédie.

- Ne me regardes pas comme ça, ricana Bédélia. Je suis certaine que tu es de mon avis. Ton père à laisser les Estiens pénétrer dans le Royaume. Il a envoyé ses Seigneurs pour faire tampon mais il à refusé de t'écouter. Toi tu avais vu les choses de manière plus juste.

La Princesse ne quittait pas la Reine des yeux mais au plus profond d'elle même elle ne pouvait la contredire totalement. Pour sa part elle trouvait que son père faisait un bon Roi et elle l'admirait pour le respect que lui vouait ses sujets mais il était vrai qu'il pouvait se montrer un peu trop laxiste sur certains points. Elle était tellement obnubilée par les insultes proférée à l'encontre de son père qu'elle ne comprit que soudainement les propos caché de la Reine.

- Torged Manahàxar ! gronda-t-elle alors que la colère remontait en flèche dans son cœur.

Un frisson parcouru sa colonne vertébrale et elle serra les dents. Elle avait deviné que leur ennemi ancestral était de mèche avec les Estiens mais elle n'aurait jamais imaginé que des sujets de son père puisse le suivre. Cet homme cruel avait égorgé leur Reine et leur Prince héritier.

- En effet, confirma la Reine avec un sourire orgueilleux. Le Cyriatàn ne prête plus allégeance à Aelred Mézérhían depuis bien des années. Torged Manahàxar est un Roi compétent quand c'est nécessaire il écrase ses adversaires sans aucuns remords.
- Il a assassiné ma mère et mon frère avant de se sauver comme un lâche ! gronda Teagan en perdant le calme qu'elle s’était promise de garder.
- Il ne s'est pas sauvé, la contredit la Reine avec un sourire sadique qui n'annonçait rien de bon. Il dînait tranquillement avec mon père dans la citadelle de Knorr. Comment crois-tu que Torged aie été mis au courant du départ de ta famille pour le Mathadros.

Teagan eut l'impression d'être percutée par un cheval. L'air lui manqua et elle dut inspirer à plusieurs reprises pour faire entrer de l'air dans ses poumons. A la mort de sa mère les chevaliers avaient chercher Manahaxàr et crié vengeance mais il n'avait jamais retrouvé sa trace. Bien sur personne n'avait soupçonné l'un des onze Seigneurs. Le Seigneur du Cyriatan, du haut de la citadelle de Knorr gardait la frontière avec le Royaume Markhànéen. Il était donc le premier à pouvoir établir un contact avec l'ennemi, cependant cacher un meurtrier sur ses terres était un chose mais commanditer un meurtre en était une autre. C'était à cause de la famille Peràn qu'elle était quasiment orpheline, à cause d'eux qu'elle avait du se battre contre cette maladie qu'était le mutisme et qu'à l'age de huit ans elle avait connu le deuil. Une bouffée de haine pure l'envahit et elle du faire un effort considérable pour parler d'une voix calme.

- Pourquoi avoir attendu toutes ces années alors ?

Elle fut surprise par la raucité de sa propre voix. Elle savait ce que ça signifiait, si la colère ne la maintenait pas en éveil elle aurait sombré dans son mutisme.

- On pensait que ton père serait anéantit par la mort de sa femme et de son fils et qu'il dépérirait et finirait par abdiquer. Je dois reconnaître que vous les Mézérhían vous êtes tenace.

Teagan sentit une pointe de fierté dans son cœur endolori. Oui ils étaient tenaces, oui ils avaient des soucis mais ils survivaient. Pour la première fois de sa vie Teagan était fière d'être une Mézérhían et ça l'aida à continuer à défier la Reine du regard.

- Alors ils nous à fallut convaincre les Estiens, un peuple barbare et arriérés de marcher avec nous. Les Estiens, l'armée de Manahàxar et les soldats du Cyriatàn unis nous formons l'armée la plus grande qu'on aie jamais vu de mémoire d'homme.

La fierté dégoulinait de la voix de Bédélia alors que la nausée gagnait Teagan. Elle n'avait rien vu venir et son père ou Rhufawl non plus. Cette trahison allait les anéantir.

- Dans quelques jours l'armée de mon père rejoindra celle du tien, poursuivit Bédélia. Les Estiens attaquerons par l'Est, Torged par le Nord et mon père par l'Ouest. Je regrette sincèrement que ton père n'aie pas daigner te regarder le jour de ton départ. Il n'en auras plus l'occasion.

Les mots de sa belle mère la poignardèrent en plein cœur mais elle ne cilla pas. Elle visualisait mentalement la carte du Royaume. Le piège était infaillible. Son père allait se retrouver coincé. Pourtant elle ne montra pas sa panique à la Reine. Suivant les conseils de Maeron et Rhufawl elle continua à lui adresser un regard glacial, se mordant l'intérieur des joues jusqu'au sang pour ne pas craquer.

- Et que vous à promis Manahàxar en échange de votre immonde traîtrise ? finit-elle par demander

Le Markhànéens était un homme sans honneur et elle se doutait qu'il ne tiendrait aucune de ses promesses difformes qu'il avait pu faire.

- Je serai sa Reine, répondit orgueilleusement Bédélia. Une vraie Reine respectée de tous et pas seulement l'ombre de Cairistoria.

Un sourire glissa sur les lèvres de la Princesse.

- Vous n’égalerez jamais ma mère, cracha-t-elle satisfaite.

Les gens ne lui parlait pas de sa mère en sachant qu'elle ne le supportait pas, enfermée dans son mutisme elle n'avait jamais poser de questions, seuls ces souvenirs d'enfances lui restaient mais elle était sure d'une chose. Sa mère avait été une bonne Reine. Ses sujets la respectaient et l’honoraient encore aujourd'hui. Rien à voir avec la cupidité dont faisait preuve Bédélia.

- Une Reine qui dirigeras le plus grand Royaume jamais vu sur cette terre, continua-t-elle sure d'elle.

Cette fois Teagan ne put s'empêcher de ricaner. La situation bien que désespérée était dérisoire.

- Vous êtes pathétique ! cracha-t-elle avec mépris. Vous vous fiez à la parole d'un homme qui à assassiné une femme et un enfant, un homme dépourvu d'honneur.

La Reine ne sembla pas atteinte par ces propos, elle se contenta de la regarder comme le chasseur observe la proie qu'il vient de blesser agoniser.

- Torged sera ravi de t'entendre dire ça, rit Bédélia.

Teagan comprit l'allusion. Il était désormais temps, maintenant qu'elle était au courant pour l'avenir du Royaume, de savoir quel serait le sien... et elle ne se faisait aucunes illusions.

- Et moi ? demanda-t-elle alors que la Reine faisait mine de tourner les talons. Quand serais-je exécutée ?

La Reine s'arrêta et lui jeta un regard surprit.

- Tu as l'air bien lucide sur ton sort.

Pour la première fois depuis qu'il était entré dans la pièce Teagan posa son regard sur Bearach. Elle le vit baisser rapidement les yeux pour fuir son regard. Une bouffée de haine la submergea mais elle garda son calme.

- Je suis peut être aliénée mais loin d'être simple d'esprit, dit elle avec force. Tant que je vis la lignée des Mézérhían aussi.

Cette fois Teagan ressentit une véritable fierté. Sa naissance avait toujours été un fardeau qu'elle portait depuis trop longtemps mais ce soir alors qu'elle allait devoir lutter pour sa vie elle était fière que le sang des anciens Rois coulent dans ses veines.

- Torged souhaite te rencontrer, répondit la Reine en balayant l'information d'un geste de la main. Il tient personnellement à finir de sa main ta lignée. Il faudra donc attendre sa victoire et son retour. Habitues toi à cette cage tu vas y rester un moment.

Et sur ces mots terrifiants aux yeux de la Princesse elle tourna les talons.

- Ser Vulghàn veuillez à ce que personne ne s'approche d'elle ! cracha Bédélia au chevalier qui eut un rictus méprisant.
- Bien ma Reine

Teagan regarda la femme qu'elle avait détesté et que désormais elle haïssait s'en aller suivie par son docile de fils.

- Bearach! l’appela-t-elle avant qu'il ne soit hors de vue.

L’intéressé redressa la tête et son regard doré se posa enfin sur elle. Un pli soucieux se forma entre ses sourcils mais il se reprit rapidement affichant à nouveau cet air neutre qui le caractérisait.

- Approches toi, gémit Teagan en se mordant la lèvre inférieure.
- Faites attention mon Prince ! l'avertit le chevalier en lui barrant la route.
- Je t'en prie, supplia Teagan en étouffant un sanglot.

Bearach écarta les bras de Ser Vulghàn qui lui barrait la route et s’avança prudemment. Teagan de son coté se colla à la grille, attrapant le métal jusqu'à s'en faire blanchir les jointures.

- Tea je..., commença le jeune Seigneur.

L'utilisation du surnom que lui donnait Maeron fut la goutte d'eau en trop. Elle lui cracha violemment au visage, mettant dans ce geste toute la haine qu'elle portait à la famille Peràn et à la province du Cyriatàn



Comments

Posted by: solhaken (solhaken)
Posted at: April 11th, 2018 06:28 pm (UTC)

Très intéressant retournement de situation.
Ces révélations apportent de la gravité au récit, Bédélia n'est pas arrivé là d'un coup "comme ça", c'est un projet préparé de longue date, un piège tendu au roi depuis longtemps.

C'est intéressant également de voir que Tea se rends bien compte des manquements de son père mais reste objective sur le reste. Je suis curieuse de découvrir comment elle pourra ou non sortir de cette situation.

Posted by: asfaloth14 (asfaloth14)
Posted at: April 15th, 2018 08:11 pm (UTC)

Je suis etonnee par ce commentaire. Je pensais ce texte empli de defaut et d incoherence et ca me fait plaisir de voir que ce n est pas trop le cas.


En effet bedelia a commanditer ses actes depuis longtemps et c est teagan qui va en faire les frais

Posted by: solhaken (solhaken)
Posted at: April 16th, 2018 09:30 pm (UTC)

Le texte mériterait sans doute des améliorations, mais il vient donner des réponse et cadrer des choses qui jusque là 'étaient pas forcement logiques ou qui manquaient de bases.

3 Read Comments