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Le marché

December 11th, 2016 (10:36 pm)
current song: friends

Titre: Le marché
Fandom : Mézérhían
Personnage : Maeron
Rating : PG-13
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 2191 mots


Maeron se pencha en avant pour attacher les liens de ses chausses avant d'enfiler ses bottes en cuir. Il attacha son couteau autour de sa cheville droite et récupéra son ceinturon ou pendait une dague dans son étui. Il résista à l'envie de prendre son arc et son carquois mais il n'en aurait aucune utilité dans l'endroit ou il se rendait.

Rashkánn l'attendait patiemment, couché devant sa cabane et il l’enjamba pour en sortir.

- Allez viens mon grand, lui dit-il en sortant de la clairière.

Le gros loup noir sauta sur ses pattes et le dépassa en remuant la queue, contente de quitter la maison. Maeron lui emboîta le pas prenant la direction de la sortie de la foret.

Il avait prit une grande décision et il lui fallut tout son courage pour ne pas faire demi tour. Il avait arrêter de se voiler la face et s'était posé dans un endroit tranquille pour réfléchir. Il ne pouvait plus ignorer ses rêves, son comportement et ses réactions physiques. Il avait creusé la question tournant et retournant toutes ses information dans sa tête durant des heures. Et il lui avait fallut se rendre à l’évidence. Il était tombé amoureux de Tea. Elle lui avait emmené quelques livre sur des légendes qu'il avait au début refuser de toucher. Mais durant ses longues nuit d'insomnies il avait fini par s'y pencher. Ses textes parlait d'amour et de relation humaines et l'avait aidé à ouvrir les yeux. Il ne pensait qu'à la jeune femme, tout le temps. Prévoyant les prochain entraînement, attendant de plus en plus impatiemment qu'elle le rejoigne. Quand elle était là il se sentait de plus en plus distrait. Ses yeux glissant sur des parties de sa silhouette qu'il aurait préféré ignorer et son propre corps répondant à un désir qu'il ne contrôlait plus. Il avait donc fini par ouvrir les yeux, ravaler sa fierté et s'avouer ses sentiments.

C'est pourquoi en ce jour il avait prit une décision. Tea lui avait dit qu'un grand marché avait lieu durant plusieurs jours au château. Des centaines de marchands seraient présent et une grande partie de Riwälon et du Romerdaelh se déplaçait jusqu'à la demeure du Roi pour l’événement. De toute évidence la jeune femme était enthousiaste à cette idée. Elle lui avait également apprit quelques jours auparavant que son père avait quitté le château. Il avait donc la voie libre pour s'y rendre sans avoir à le croiser. Il se maudissait de ne pas avoir été capable de le faire en sa présence mais il comptait bien se rattraper.

Il se rendait au château de Mézérhían pour faire une surprise à Tea. Il avait hâte autant qu'il redoutait ce moment. Il savait que Tea souhaitait qu'il lui rende visite au château. Elle y avait fait allusion à de nombreuses reprises alors il était décidé à tenter le coup.

Il fut bien trop vite à son goût arrivé à l’orée de la foret. Il avait essayé de se concentrer sur la flore qui ornait les bois, se remémorant le nom de chaque bourgeon qu’il croisait, ou sur les bonds de joies de Rashkánn content de l'arrivée du printemps. Mais Téa ne cessait de revenir hanter ses pensées.

En arrivant à la sortie du bois, il marqua une pause. Il n’avait pas quitter cette foret depuis des années. Depuis qu'il avait fuit Riwälon pour échapper à son père. Plus jamais il n'avait quitté la sécurité des bois. Pour beaucoup la forêt de Dunvel était maudite et peu de gens osait y pénétrer pour lui c’était un sanctuaire. La forêt le protégeait, le nourrissait et lui permettait de vivre. Il jeta un coup d’œil au château de Mézérhían qui trônait fièrement au milieu de la plaine. Ses grandes tours, ses créneaux acérés et ses murs de pierre solide l'intimidait. Mais il s’était fait une promesse et comptait bien la tenir.

- Courage, se souffla-t-il à lui même en franchissant les derniers buissons le séparant de la plaine.

Une fois à découvert Rashkánn ne s'éloigna plus il marcha contre lui jusqu’au moment d'arriver devant la forteresse. Maeron fut étonné de ne pas y voir de garde au niveau des porte d'entrée mais comme ce grand marché était ouvert à tous ils devaient être à l’intérieur des murs pour y assurer la sécurité.

Le chasseur marqua un arrêt sous l’immense arche de pierre donnant accès à l’intérieur du château. Une épaisse grille de métal vieilli était relevée et les portes de bois étaient grandes ouvertes. Les habitants de Riwälon entraient et sortaient tout souriant.Des femmes tenaient leurs enfants gigotants par la main et des hommes de toutes les classes sociales discutaient avec animation. L'endroit respirait la joie et la bonne humeur. Pourtant c'était simplement de l'angoisse que ressentait Maeron. Il leva les yeux pour admirer les armoiries des Mézérhían qui ornaient le haut de l’impressionnante arche. Un immense tête de cheval était gravé dans la pierre et l'animal semblait le juger.

Maeron déglutit difficilement avant de franchir l'arche. Il vivait en solitaire et la foule le mettait mal à l'aise. Hors le marché se trouvait dans la cour intérieure du château qui était pour l'occasion bondée. Le chasseur prit une grande inspiration et pénétra dans la cour suivit de prêt par son loup. Il regardait tout autour de lui en se demandant comment trouvé Tea. Il n'avait pas réfléchi à cette partie de son plan. Il avait eu tellement de mal à se décider à venir qu’il n'avait pas le moins du monde songé à la suite. Il décida d’arpenter le marché à sa recherche et avec un peu de chance la princesse déciderait d'y faire un tour et elle l'accompagnerait.

Maeron se demandait tout de même qu'elle serait la réaction de la princesse lorsqu'il s'approcherait de Téa. Il s'imaginait déjà une jeune femme blonde richement habillée entrain de grimacer de dégoût devant sa tenue élimée. Mais il avait décidé que l'avis de cette pimbêche couronnée ne l’intéressait pas. Il voulait simplement faire plaisir à Téa et voir un joli sourire apparaître sur son beau visage.

Maeron s’avança donc vers les échoppes. Il y avait des étals plein de charcuteries, de fromages et de pains en tout genre, ainsi que des artisans exposants leur travail. Maeron s'arrêta quelques instant pour regarder l'échoppe d'un tanneur de cuir. Il avait des peaux de très bonnes qualités qui attirèrent l’œil connaisseur du chasseur.

Joli canon de bras, lui lança le vendeur en les désignant d'un signe de tête. Tu les as acheté dans l'Heiroken ?
Non, répondit Maeron sur un ton méfiant. C'est moi qui les ai fait
Très Joli travail.

Le chasseur lui adressa un léger signe de tête pour le remercier. En effet les loups qu'il avait méticuleusement gravé sur ses canons de bras étaient bien mieux dessiné que les arabesques étranges que le vendeur avait gravé sur ses besaces. Sur certains ouvrages il pouvait reconnaître des équidés et ce douta que ce devait être l’emblème de la famille royale. Il fut tout de même interpellé par le fait que ces chevaux semblaient avoir des crocs sur de nombreux dessins. Il dévisagea le vendeur et son regard se posa sur l'un de ses yeux qui semblait rouler dans son orbite. De toute évidence l'homme était un peu étrange et ne devait pas avoir vu des chevaux de près depuis longtemps

Maeron continua son chemin, laissant de coté les vendeurs de miel ou de soieries. Il n'avait que faire de ses tissus riche qui dans les bois se déchireraient en un rien de temps. De plus il n'avait pas d'argent. Il était simplement venu pour voir Téa.

- Les plus belles lames du Royaume de Mézérhían!

Le chasseur tourna la tête vers la voix puissante qui s'échappait d'un étal un peu plus éloigné. Il jeta un regard mauvais à deux paysans qui regardait Rashkánn d'un œil noir et s’avança vers la voix qui continuait de scander :

- équilibre, raffinement, solidité

Maeron se fraya un chemin vers l'échoppe et retint un sifflement d'admiration. Un homme costaud portant une riche tunique en soie rouge présentait des épées. Les lames était forgées avec finesse. L'acier était travaillé et de nombreux motif cascadaient le long du centre de la lame. Il y avait des épées plus simple à la garde droite et d'autres dont la garde étaient ouvragées, représentant des loups, des cerfs ou encore des chevaux au port altier

Le chasseur resta un moment à contempler les lames. Il aurait aimé pouvoir en offrir une à Tea. Les deux vieilles épées qu'il avait trouvé peu de temps après s’être enfui dans les bois étaient tout sauf équilibrées. Et à force d’entraînement les lames étaient sérieusement élimées.

Mais il n'avait pas d'argent. Il n'en avait jamais eu. Son père ne lui aurait jamais laissé une pièce d'or lorsqu'il était enfant et dans la forêt il n'en avait aucune utilité. Il se détourna alors de l’étal du forgeron avec un goût amer dans la bouche. C’était pour cette raison également qu'il ne sortait jamais de la forêt. Car les richesse du monde ne faisait que renforcer le fait que lui n'avait rien hormis ce qu'il avait chassé ou confectionné de ses mains. Maeron glissa une main dans l’épaisse fourrure de Rashkánn tout en relevant la tête pour chercher Téa dans la foule. Il se sentait de plus en plus oppressé et ne pourrait plus rester bien longtemps dans cette cohue.


- Et toi là le … chasseur !

Maeron se retourna en entendant cette voix grave l'interpeller. Il se trouva alors face à un homme de haute stature aux cheveux roux. Ce dernier comme les deux autres qui étaient posté de chaque coté portait l'uniforme des gardes du château. Leurs tenues de cuir noir épaisses et leurs épées le prouvaient. Quand à l'homme qui lui avait parlé il était chevalier. Maeron reconnaissait les armoires dorées frappées sur la broigne noire ainsi que la garde bien particulière de l'épée de chevalier accrochée à son baudrier et qu'il ne connaissait que trop bien.

- Il est pas un peu gros ton chien ? demanda le chevalier en désignant Rashkánn d'un signe de tête.

Maeron toisa l'homme tout en remarquant que ses deux acolytes avaient négligemment posé leur main droite sur la garde de leur épée. Mouvement qui n'avait bien évidement pas échapper à Maeron.

- Il a bien manger, répondit simplement le chasseur d'un ton froid.
- Que fais tu ici ?
- Je croyais que le marché du château était ouvert au peuple, souligna Maeron.

Il n'avait pas l'intention de se laisser faire face à ce chevalier qui le regardait d'un air hautain. Voilà pourquoi il ne voulait pas ce mêler aux autres. Il ne supportait pas de se sentir inférieur.

- Oui mais il y a des règles, répondit l'homme posté à la gauche du chevalier. Je...

Mais il fut interrompu par un terrible cri. On aurait dit un hennissement mais c'était bien trop grave pour être un cheval. Le cri fut suivi de plusieurs coups sourd. Comme si un forgeron se serait mis à frapper sur une souche d'arbre de toute ses forces.

- Qu'est ce que c'est que ce bruit ? demanda l'homme qui s'était interrompu
- C'est l'Eiwoarn de la princesse, répondit l'autre soldat. Je t'ai toujours dit que cet animal était instable.
- Peu importe, les coupa le chevalier qui n'avait pas lâché Maeron des yeux. Ton chien n'en est pas un
- Vous avez raison ça doit être un lapin, répondit Maeron en lui offrant un sourire froid.
- Ne te fiche pas de moi chasseur ! gronda le chevalier en tirant sa lame

Aussitôt le gros loup noir bondit devant son maître, forçant le chevalier à reculer d'un pas. Il le toisait de son étrange regard et les poils de son échine étaient hérissés de colère

- Rashkánn non ! s'écria Maeron.

Le loup stoppa son avancée mais retroussa ses babines sur ses dents aiguisées et laissa échapper un long grondement sourd.

- Il n'est pas méchant, protesta Maeron en posant un main sur le poil hérissé de son loup. Vous l'avez effrayé.

Il ne pouvait laisser l'animal attaquer car il serait mis à mort. Il fallait qu'il calme la situation avant qu'elle ne dégénère

- Je n'ai jamais vu un loup aussi noir, contra le soldat qui avait lui aussi tiré sa lame et qui regardait le loup d'un œil effrayé
- Il faut abattre cette bête, confirma le chevalier

Cette fois Maeron passa à l'action. Il se pencha rapidement pour attraper le couteau attaché à son mollet alors que de l’autre main il sortait sa dague.

- Le premier qui bouge est un homme mort, les prévint-il alors que les grondements de Rashkánn se faisaient de plus en plus menaçant.

- Au loin Maeron entendait les cris étranges de l'animal enfermé qui s'intensifiait mais ce n’était pas le moment pour lui de s’intéresser à ça.

- On est trois et tu es seul, railla le chevalier en avançant sa lame. Tu te surestime !
- C'est plutôt vous qui ne me connaissez pas, se contenta de répondre Maeron sans lâcher ses adversaires de yeux.

Comments

Posted by: solhaken (solhaken)
Posted at: December 15th, 2016 12:36 pm (UTC)

Ouille ouille ouille...
Je sentais bien que ça allait mal tourner !

Il avait déjà eut des problèmes avec son loup... Et là, je sens que ça va encore plus mal tourner... Ce n'est vraiment pas le bon moment pour se retrouver face à Téa...

Et de toute manière son idée aurait forcément mal tournée :/

Posted by: asfaloth14 (asfaloth14)
Posted at: December 16th, 2016 06:33 pm (UTC)

On peut dire que son ide partait d'une bonne intention malheureusement l'issue de toute manière aurait été la même

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