?

Log in

No account? Create an account
asfaloth14 [userpic]

Inquiétudes

November 22nd, 2016 (11:49 pm)
current song: bones

Titre: Inquiétudes
Fandom : Mézérhían
Personnage : Maeron - Teagan
Rating : G
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 1256 mots


- Maeron ! Maeron !

L'intéressé ouvrit doucement les yeux. La lumière dorée qui filtrait dans la pièce lui fit immédiatement plisser les paupières et il voulu se redresser, mais une terrible douleur dans le bas de son corps lui arracha un grognement. Maeron passa sa main sur son visage et sentit sa peau couverte de sueur sous ses doigts frais. Il ouvrit à nouveau les yeux et vit le visage de Tea penché sur lui.

- Qu'est ce que tu… où suis je ? bredouilla-t-il, étonné d'être allongé
- Tu es chez toi, répondit Tea. Comment te sens tu ?

Maeron aurait bien secoué la tête pour retrouver des idées claires mais elle lui faisait bien trop mal. Il localisa sa douleur sur sa jambe et la mémoire lui revint. Le piège, la douleur, la saignée faite par Téa d'une main experte, Adrahil et puis ….. plus rien.

- Mouais, grommela-t-il en se redressant doucement. Tu m'a ramenée ?

Maintenant que ses yeux s’étaient acclimatés à la luminosité et pouvait constater qu'il était allongé sur sa paillasse dans sa cabane. Tea était assise à ses coté et son visage était tendu.

- Adrahil t'a ramené, lui dit-elle la voie emplie d’inquiétude. Et je t ai … traîné jusque là
- J'ai froid, lui dit il alors qu'un frisson le parcourait.

Il s'en voulut aussitôt d'avoir prononcé ces mots à voix haute. Il ne voulait pas passer pour un faible. Mais la jeune femme tendit la main vers lui et frôla son front. Presque aussitôt un nouveau frisson remonta le long de sa colonne mais il se doutait qu'il était plus dû au geste de son amie qu'à sa température.

- Tu es brûlant, constata Tea. Tu as de la fièvre.

Maeron laissa échapper un grognement de mécontentement. Il détestait être affaibli.

- Regarde dans les plantes là bas, il doit y avoir de l'écorce de saule blanc, lui dit il en indiquant une étagère fabriquée de ses mains et ou il rangeait les plantes médicinales qu'il avait cueillit dans la forêt avant l'arrivée de l'hiver. C'est le pot le plus à droite

Tea se leva et se dirigea vers l'étagère, elle ouvrit plusieurs pots avant d'en attraper un et d'en sortir une poignée d'écorce.

- Je l'écrase ? demanda-t-elle
- Oui et je vais faire bouillir de l'eau.

Il esquissa un geste pour se lever, provoquant immédiatement une terrible douleur dans sa jambe.
- Tu ne fais rien du tout ! gronda Téa en lui jetant un regard noir. Tu ne peux pas marcher et j'ai eu bien assez de mal à te traîner jusqu'à ton lit.

Maeron voulu protester mais il se sentait trembler et abdiqua. Il se sentait vraiment faible et n'était pas sur d’arriver à tenir sur ses pieds. De plus il ne voulait pas s'écrouler une nouvelle fois devant son amie.

- Fais bouillir de l’eau et met l'écorce à infuser, ordonna-t-il d'une voix sèche
- J'ai déjà mis l'eau à chauffer, lui apprit Téa en désignant d'un geste du menton un chaudron positionné au dessus du feu.
- Et moi qui répète sans cesse que tu ne sers à rien. Tu vois il m'arrive d'avoir tord

Il espérait ainsi détendre l’atmosphère. Tea semblait vraiment contrarié par son état et il ne voulait pas l’inquiéter. Bien que la douleur de sa jambe se fasse de plus en plus lancinante.

- Maeron je suis désolée ! lança soudain Tea en se tournant vers lui. C'est de ma faute

Il vit clairement ses yeux briller dans la pénombre de la cabane. Il senti sa gorge se nouer et une soudaine envie de la prendre dans ses bras l'envahit. Il ne voulait pas qu'elle se torture pour des broutilles.

- Ta faute ?
- Si je n'avais pas insisté pour aller chasser dans la neige...
- Si ça devait être la faute de l'un de nous se serait la mienne, l’interrompit-il
- Non

Cette fois Maeron laissa échapper un long soupir exaspéré

- Tu vas m'écouter espèce de tête de mule, grogna-t-il. Je connais cette foret par cœur et je n'ai pas reconnu l'endroit où ces hommes posent leurs pièges. Je me suis montré trop... distrait.
- Toi distrait ? s'étonna Téa, en esquissant enfin un sourire
- Oui, reconnu Maeron. Mais en vérité c'est la faute de ces chiens qui ne manient pas assez bien les flèches pour pouvoir chasser avec honneur.

Il détestait ces hommes qui se croyaient chasseur mais qu'il n'étaient en fait que des brutes tuant souvent plus par plaisir que par nécessité.

- Ton infusion est prête, déclara enfin Téa en lui apportant un bol fumant.
- Formidable, grogna Maeron avant de grimacer de dégoût
- Tu ne vas pas te montrer capricieux !
- As tu déjà bu une infusion d'écorce de saule, lui demanda-t-il en attrapant néanmoins le bol qu'elle lui tendait
- Non
- Je peux t'assurer que le goût est ignoble
- Et tu vas la boire pour être en pleine forme, s'exclama-t-elle en ébouriffant légèrement ses cheveux

Maeron lui adressa une nouvelle grimace de dégoût mais un nouveau frisson le gagna et sa vue se brouillait quelque peu. Il devait absolument boire cette infusion car son état empirait. Même s'il ne voulait pas l'avouer à Tea.

Le goût était aussi horrible que dans ses souvenirs. Il lui était déjà arrivé de manger accidentellement de la terre et ce n'était rien comparé à la saveur âpre de cette potion. Il la but néanmoins jusqu'à la dernière goutte sous la surveillance active de son amie. Il la vit jeter un œil à la plaie de sa jambe et il préféra se concentrer sur la nausée qu'il sentait monter en lui plutôt que sur la douleur de son membre.

Il ne voulait pas que Tea s’inquiète, il s'était rarement sentit aussi mal mais il savait qu'il ne tarderait pas à se remettre.Il avait connu des blessures bien pire que cette coupure. De plus il ne voulait pas montrer cette part de vulnérabilité que lui donnait la fièvre à la jeune femme.

Il reporta son regard vers l’extérieur dans l'espoir de penser à autre chose qu'a son état et remarqua alors que le soleil était entrain de se coucher.

- Il est tard tu devrais rentrer au château, dit-il alors que Téa replaçait une couverture en peau sur ses jambes
- Je n'en ai pas envie, grogna la jeune femme, mécontente
- Ton père va s'inquiéter
- Il y a des chances

Elle ne le lâchait pas des yeux et il lui semblait être poignardé par ses iris d'un bleu fascinant. Elle semblait partagée entre deux sentiments et il n'arrivait pas vraiment à identifier lesquels.

- Alors rentre vite

Maeron ne voulait pas vraiment la voir partir. Sa présence l'apaisait. Il aurait aimé qu'elle passe la nuit allongé sur sa paillasse auprès de lui. Mais il savait que le cuisinier du château s’inquiéterait de savoir sa fille seule dans la nuit en plein hiver.

- Tu es sur que ça va aller ? demanda-t-elle en se levant
- Très bien, assura Maeron alors que sa vision se brouillait à nouveau. Je vais me reposer et Rashkánn veillera sur moi
- Bien, capitula la jeune femme en récupérant sa veste en fourrure qu'elle avait posée prés du feu. Mais promet moi une chose
- Laquelle ?
- Reste en vie, souffla la jeune femme

Elle avait prononcé ses mots comme une prière et Maeron se sentit touché par ses paroles.

- Tea, souffla-t-il. Tu es d'un optimise débordant !

Comments

Posted by: solhaken (solhaken)
Posted at: November 23rd, 2016 12:18 pm (UTC)

Oula... C'est de pire en pire...
Je sens qu'il va avoir besoin de vrais soins, et ça... ça ne va pas lui plaire du tout ! Vraiment pas du tout...

Mais Téa risque de ne pas avoir le choix.

Posted by: asfaloth14 (asfaloth14)
Posted at: November 23rd, 2016 09:17 pm (UTC)

Oui Maeron à beau faire le fière il est dans un sale état ce qui va forcer tea a prendre des décisions rapide.

2 Read Comments