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asfaloth14 [userpic]

Le seul temoin

April 25th, 2016 (09:52 pm)
current song: friends

Titre: Le seul témoin
Fandom : Mézérhían
Personnage : Maeron - Ser Ulwart
Rating : PG-18 ( Violence )
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 1010 mots

Note: Ce texte ce passe chronologiquement avant " Mauvaises nouvelles " et " Discussion houleuse " mais je preferais poster dans cet ordre pour garder le mystere


A l'enfant qui a vu
Ce qu'il n'aurait jamais dû
Qui a ainsi perdu
Son insouciance

A l'enfant qui n'a plus
Dans la vie qu'une seule issue
Apaiser sa douleur
Dans la violence
De la douce vengeance



Maeron s'appuya sur ses mains pour se redresser et cracha le sang qui coulait dans sa bouche. Il tenta d'oublier le goût métallique qui chatouillait ses papilles et préféra se concentrer sur les halètements qui secouaient son torse plutôt que sur la douleur qui se rependait dans ses cotes et sur le coté de son visage.

Il s'y était attendu et c'était loin d'être la première fois. Son père était revenu du château d'une humeur massacrante. Il l'avait entendu grommeler à plusieurs reprise le nom de Rhufawl, son supérieur, avant de remarquer la présence de son fils et de passer, comme à son habitude, ses nerfs sur lui.

Maeron n'avait même pas essayer de s'échapper. De toute façon il en était incapable. Cela faisait des jours qu'il était enchaîné au mur de la pièce principale. Après la mort de sa femme, le chevalier avait installé de lourdes chaînes scellées dans le mur et qui se terminaient par deux entraves destinées à son fils.

Maeron avait comprit depuis longtemps que tenter de résister ne ferait qu’attiser la colère du chevalier et il s'était résigner à se laisser frapper sans montrer sa douleur. Il savait depuis bien longtemps que ses cris ou grognements de souffrance ne faisait que prolonger les sévices et il avait apprit à se contrôler pour ne plus laisser échapper le moindre couinement.

Le jeune garçon s'assit doucement et ce simple geste provoqua des élancement dans ses côtes et la tête lui tourna un peu. Il essuya d'un geste du bras le sang qui coulait de son arcade le long de son visage. Il ne s’inquiétait pas, le visage saignait toujours beaucoup mais cicatrisait vite. Il jeta un coup d’œil aux plaies a vifs de ses poignets qu'il devaient aux entraves en métal. La peau était entamée jusqu'à l'os à certain endroit et ça le faisait atrocement souffrir.

Il jeta un regard furtif au chevalier qui faisait maintenant les cent pas dans la pièce en frottant ses mains l'une contre l'autre. Maeron songea que ses phalanges devaient lui faire mal après tout les coups qu'il lui avait mis. Mais cette douleur ne devait être qu'une plaisanterie face à celle qu'il ressentait. Maeron lui s'était habitué à cette douleur, c'était devenu une sorte de routine. Il préférait mille fois ressentir les coups résonner dans sa tête ou dans sa cage thoracique plutôt que de sentir les doigts de son géniteur se refermant sur sa gorge le privant d'air.

Il n'était jamais sur que le chevalier finirait par lâcher prise avant que la vie ne le quitte. Il était bien placé pour savoir qu'une seconde de trop pouvait suffire. A cette simple pensée, Maeron sentit la colère gronder en lui comme un animal en cage cherchant à sortir. Il serra les doigts sur son poignet gauche provoquant volontairement une douleur cuisante qui l'aiderait peut être a garder le contrôle de ses émotions. Il revoyait sa mère se débattre et tenter d'écarter les mains brutales de son mari serrée sur sa gorge, il revoyait ses yeux exorbité alors que l'air ne pénétrait plus dans ses poumons, il entendait à nouveau les borborygmes s'échapper de sa gorge compressée par la poigne du chevalier. Maeron terrassé par la douleur de ses souvenirs plus que par celle des coups reçut laissa cette fois échapper un long grognement presque animal.

Ce rendant aussitôt compte de son erreur il releva la tête et croisa le regard de son géniteur. Il aurait du baisser les yeux, il le savait mais la colère qu'il ressentait en revoyant le visage marbré de sa mère le poussa à soutenir le regard gris et glacial du chevalier. Et pour la première fois il lut sur le visage de cet homme de l’inquiétude. Mais cette expression fugace se transforma bientôt en une grimace de rage. Le chevalier s'approcha a grand pas et le souleva par la peau du cou

« Ne me regarde plus jamais comme ça ! » gronda t'il avant d'abattre son poing sur la tempe droite de son fils

Maeron chancela avant de s’écrouler au sol. Des étoiles blanches dansaient dans sa vision mais peu lui importait car le chevalier venait de lui attraper la cheville et le traînait jusqu'au bout de la pièce, le ramenant vers ses chaînes.

« Je te préviens gamin » s'exclama il en le mettant debout de force avant de le projeter contre le mur et le lui remettre ses entraves«  Si ta langue fourche je te la coupe ! »

Maeron savait qu'il était le seul a connaître la vérité sur la mort de sa mère et que s’il parlait le chevalier serait mis à mort. Il aurait du s'enfuir mais il n'avait plus eu l'occasion de quitter la maison. Il revoyait le Roi venant distribuer ses condoléances, il aurait du se précipiter sur Adorn Rhufawl, son second, avec son air grave mais suspicieux il aurait peut être pu l'aider. Mais il avait laisser passer sa chance, et puis ces hommes côtoyaient son père tout les jours. Il devaient être au courant de sa brutalité et si il ne faisaient rien pour le sortir de cette maison de l'enfer c'est que pour eux tout ça n'avait aucune importance.

Maeron se redressa lentement sur les genoux avant de se retourner furtivement et ce qu'il vit lui glaça le sang.

Son géniteur avait empoigné son épée de chevalier par la lame et maintenait le pommeau dans le feu ronflant de la cheminée, chauffant la garde jusqu'à ce que le métal devienne rouge.

Maeron sentit la panique le gagner en comprenant les intentions de son père et tira sur ses chaînes. Mais ça ne servait à rien hormis lui étamer encore plus les poignets.

« Je vais te faire passer l'envie de bavarder. » gronda le chevalier en s'approchant de lui, l’épée rougie a la main.

Et tandis que la garde chauffée à rouge s'appuyait contre la peau de son dos Maeron se promis en se mordant la langue au sang qu'il ferait tout pour s'enfuir même si ça devait lui coûter la vie.