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asfaloth14 [userpic]

La broigne versus

April 11th, 2017 (10:37 pm)
current song: the big bang theory

Joyeux anniversaire solhaken. voila un versus qui m'a forçée a rentrer plus profondement dans le psychique de Maeron et ça m'a beaucoup plu ^^

Titre: La broigne Versus
Fandom : Mézérhían
Personnage : Teagan - maeron
Rating : PG-13
Disclaimer : Tout à moi ^^
Nombre de mots : 2887 mots

Maeron leva les yeux vers le ciel pour observer le soleil. Ce dernier avait commencé sa descente vers l'Ouest ce qui indiquait que l’après midi était déjà bien avancée. Il se demandait pourquoi Tea n’était pas encore arrivée. Il n'était pas vraiment inquiet car il n'avait aucune raison de l'être. Tea et lui n'avait jamais été aussi proche. Elle avait étonnement bien prit la découverte de ses cicatrices et Maeron ne s'était pas attendu à éprouver un tel soulagement à lui dire la vérité. Certes il lui cachait encore des choses et il s'en voulait énormément mais il était heureux que Tea l'accepte comme il était : marqué.

Il avait cependant été chamboulé par les révélations de la jeune femme sur ce que son statut de fils de chevalier lui offrait. Il pouvait intégrer l'Eiréhaàn. Le droit du sang lui permettait d'être formé par Adorn Rhufawl, commandant des armées et second du Roi. Tout au fond de lui cette nouvelle avait réveillé ses rêves des enfants. Il se voyait vêtu de la broigne noire et dorée des chevaliers, se battant pour défendre le peuple et les valeurs du Royaume. Malgré tout ce que son père avait pu lui faire subir à l’entraînement il avait toujours rêver de devenir chevalier à son tour et de redorer par ses actions valeureuses la fonction que ternissait son père. Mais quand son géniteur avait tué sa mère et qu'il lui avait appliqué la garde de son épée chauffée à rouge dans le dos il avait perdu toute foi en le serment de chevalerie.

Maeron fut sortit de ses pensées par le gémissement aigu de Rashkánn qui s'était levé pour venir poser sa grosse tête sur ses genoux. Le loup avait du sentir son malaise. Maeron restait toujours dubitatif devant les réactions presque humaines que pouvait avoir l'animal à son égard et maintenant qu'il était au courant pour les Eiwoarns il se demandait si le lien qui le liait à Rashkánn pouvait être similaire à ceux tissé entre les cavaliers et leurs terribles montures.

Le loup leva subitement la tête et tourna les oreilles en direction des la foret. Aussitôt un sourire fendit le visage du chasseur. Tea était la. Il se leva en entendant les sabots d'Adrahil frapper le sol et quand l'Eiwoarn franchit les buissons il s’avança souplement vers Téa.

- Bonjour, lui lança-t-il alors qu'elle n’était même pas encore descendue de cheval. Tu arrives bien tard aujourd'hui

Il vit la cavalière sauter souplement de sa monture avant de se tourner vers lui.

- J'avais une course à faire, répondit-elle rapidement

Elle se concentra sur sa bête lui tournant ainsi le dos et Maeron devina à sa posture que Tea était tendue. Il espérait que rien de grave ne s'était passé au château car elle avait vécu assez d'épreuves ces derniers temps et elle méritait un peu de calme.

- Tu fais des courses toi ? s’étonna le chasseur en se forçant à adopté un ton enjoué. Tu n'as pas des serviteurs pour ça ?

Il vit avec plaisir la jeune femme se retourner et lui adresser un regard noir. Elle cru le surprendre en tendant le bras pour le frapper mais il esquiva la petite claque avec rapidité. Il connaissait Tea par cœur et savait qu'elle réagirait ainsi à sa taquinerie. Dans un élan de joie il lui adressa un clin d’œil. Elle ne risquait pas de l'avoir aussi facilement.

- J'aurais pu envoyer l'un de mes nombreux serviteur, dit-elle d'un ton pompeux qui ne lui ressemblait pas du tout mais j'ai préféré le faire moi même.

Elle avait ponctué sa phrase d'une petite révérence idiote en faisant virevolter son jupon. Cette attitude fit sourire Maeron. Il adorait la repartie de la jeune femme et leurs petites joutes verbales.


- Ça me concerne ? demanda-t-il curieux de savoir quels achats elle avait fait.
- Oui

Maeron se figea en comprenant que Tea ne plaisantait pas. Elle avait un air sérieux plaqué sur le visage qui le déstabilisa. Il ne s'était pas attendu à cette réponse et ne savait pas vraiment comment y réagir.

- Vraiment ? finit-il par lâcher à cours d'idée.
- Je t'assure que oui, reprit Tea en haussant les épaules visiblement mal à l'aise. Mais j'ai peur que tu le prenne mal.

Maeron sentit alors un profond malaise s'insinuer en lui. Tout cela avait forcement un rapport avec la récente découverte de ses cicatrices. Un instant le chasseur songea que Tea avait découvert l’identité de son père mais c'était tout simplement impossible. Il sentit pourtant chacun de ses muscles se contracter alors que l'angoisse le submergeait. Il senti plus qu'il ne vit Rashkánn le rejoindre et glissa machinalement ses doigts dans l'épaisse fourrure ornant le cou de son loup. Il fallait qu'il se raccroche à quelque chose pour supporter l'angoisse qui naissait en lui.

- Pourquoi le prendrais-je mal ? demanda-t-il d'une voix peu contrôlée.
- Parce que au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué tu peux te montrer particulièrement obtus sur certains sujets, railla Teagan en se rapprochant de lui.

Maeron fit la grimace devant la véhémence de ses propos mais elle disait la vérité. Il n'avait pas un caractère facile mais pour ça elle lui ressemblait. Cependant grâce à elle il devenait moins acariâtre, il progressait. Il lui semblait se montrer moins taciturne, plus ouvert, plus lui même tout simplement. Il baissa les yeux pour rencontrer ceux de Tea et l’inquiétude qu'il lu dans son regard perçant le toucha au cœur. Il ne voulait pas lui faire peur. L'effrayer était le dernier de ses souhait et il se força à lui sourire

- Tu veux bien me montrer, demanda-t-il d'une voix plus douce.

Il avait doucement saisi le poignet de Tea en prononçant ses mots. Il ne savait pas très bien ou se geste allait le mener mais il ne voulait pas qu'elle recule parce qu'elle avait peur de lui, bien au contraire. Il lâcha sa main et déglutit difficilement alors que Tea se tournait à nouveau vers son cheval pour fouiller dans sa sacoche de selle. Lorsqu'elle lui fit à nouveau face il vit ses doigts trembler alors qu'elle tenait un morceau de cuir et Maeron se mordit l’intérieur des joues. Lui inspirait-il tant de peur pour qu'elle en tremble ?

- C'est pour ton anniversaire, souffla-t-elle en lui tendant le morceau de cuir qu'elle tenait dans les mains.

Maeron retint son souffle alors que ses paroles s'insinuait peu à peu dans son esprit. Elle avait bien dit un cadeau d'anniversaire, c'était impossible.

- Pardon ? murmura-t-il en continuant à la fixer, complètement perdu

Elle s’avança d'un pas vers lui avant de se figer et de se mettre à parler à toute vitesse.

- e me suis sentie vraiment.... idiote après notre conversation sur ma fête d’anniversaire, expliqua-t-elle en baissant les yeux. Alors même si je ne connais pas à la date exacte je me suis dit que toi aussi.... tu avais droit à un cadeau d'anniversaire.
- Un cadeau, répéta Maeron en baissant les yeux sur ce qu'elle lui tendait.

Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. La jeune femme lui offrait un cadeau. Il n'avait jamais reçut de cadeau. Il n'avait jamais eu droit à une fête d'anniversaire puisqu'il n'avait déjà pas eu droit à un repas complet dans son enfance. Il n’arrivait plus à réfléchir, le mot cadeau tournait en boucle dans sa tête alors qu'il fixait toujours le morceau de cuir qu'il tenait dans ses mains.

- Pour moi ? lâcha-t-il en se sentant parfaitement idiot.

Tea laissa alors échapper un petit rire qui résonna comme un carillon et qui lui fit reprendre ses esprit.

- Oui c'est pour toi, répondit elle en passant nerveusement sa main dans ses cheveux. Ça vient des ateliers de Rodrik Ravelin.
- Le tanneur ? s'enquit aussitôt Maeron.

Ses yeux se posèrent à nouveau sur le morceau de cuir qu'il tenait. Rodrik Ravelin était le meilleur Tanneur du Romerdhael, sa réputation était connue à travers tout le Royaume et c'est lui qui fournissait le château pour tout ce qui était cuir. Petit Maeron adorait traîner autour de son atelier pour voir ses dernières confections, il admirait toujours la finesse de la découpe du cuirs et la précision des traits dans les emblèmes gravés sur les peaux.

- Déplie- le, suggéra-t-elle en tendant le bras pour poser ses doigts délicats sur le cuir.

Maeron obéit en laissant glisser le morceau de cuir plié entre ses doigts. Un vêtement prit alors forme et Maeron reconnu une broigne. Elle se laçait sur les coté et était plutôt épaisse. Le cuir noir était de très bonne qualité et d'une solidité à toute épreuve mais ce qui coupa le souffle du chasseur ce fut le dessin gravé sur l'avant de la broigne. Le blason des Mézérhían, une avant main d'Eiwoarn se cabrant avec fierté, s’étendait sur le torse. Il connaissait cet emblème pour l'avoir vu porter par de nombreux homme de son entourage. C'était l’emblème des chevaliers. A la différence que pour les hommes sortant de l'Eiréhaàn le blason était gravé en doré dans le cuir. Maeron sentit son sourire glisser de son visage alors qu'il fixait ce vêtement qui avait tant de valeurs à ses yeux. Il avait l'impression qu'on lui poignardait le cœur alors qu'en même temps ce dernier s’accélérait dangereusement.

- Je sais, souffla soudain Tea en posant sa main sur son poing serré sur le vêtement. Je sais que tu détestes la royauté, la chevalerie et tout ce qui s'y apparente mais la c'est différent.

Oui elle savait qu'il abhorrait désormais la fonction de chevalier car son père l'avait réduite à néant en assassinant sa mère. Mais elle n'avait aucune idée du fait qu'il avait rêvé tant de fois étant enfant de porter un tel vêtement. Une boule remonta dans sa gorge alors qu'il ne quittait pas des yeux cette broigne de cuire noire qui semblait scintiller sous le soleil. Il sentit sa respiration s’accélérer alors qu'il tournait la tête pour dévisager Tea. Il remarqua qu'elle avait les larmes aux yeux et voulu parler mais il comprit alors qu'il en était incapable. Ce fut finalement la jeune femme qui prit la parole pour briser ce silence tendu

- Tu comptes beaucoup pour moi, gémit elle et il sentit ses doigts trembler sur sa peau. Tu te bats mieux que la totalité des idiots qui sont dans l'Eiréhaàn. Tu es juste, tu es droit, tu as de vraie valeurs. Tu mérites cette tunique. Tu ne veux pas être chevalier, et je l'ai comprit, mais tu assures ma sécurité, tu m'apprends à me défendre. Tu m'acceptes comme je suis et ces armoiries gravée sur ce cuir.... tu les mérites.

Maeron se rendit compte qu’il s'était arrêter de respirer et il lui fallut toute sa volonté pour faire à nouveau entrer de l'air dans ses poumons. L’émotion le submergeait. Tea venait de lui avouer à quel point il comptait pour elle et tout les sentiments qu'il éprouvait à son égard venaient de se réveiller avec violence. De plus elle le trouvait digne de porter cette tenue. Après s’être fait traiter de moins que rien pendant des années et puis avoir vécu en exilé seul dans la foret quelqu'un reconnaissait qu'il était doué pour quelque chose. Cette idée le prit au tripes et il crut un instant qu'il allait s'effondrer. Quant à la symbolique elle n'était pas là pour rien. Teagan Mézérhían, la fille du Roi, l'héritière du trône, lui offrait une broigne de chevalier pour le remercier de sa protection. Elle était parfaitement consciente de ce qu'elle venait de faire et Maeron se mit à haleter alors que sa gorge le serrait, l’étouffant presque. Le chasseur vit ses doigts s'ouvrir légèrement et suivit du regard le vêtement de cuir s'écrasant au sol. Il ne sentait plus ses doigts, il ne sentait plus son corps excepté sa gorge et son ventre qui se nouait dangereusement. Il recula d'un pas et fonça dans sa cabane. Son cerveau était comme engourdit alors que son cœur cognait fort dans sa poitrine. Il renversa le tabouret et se cogna violemment l’épaule à l'une des poutre en chancelant. Il fouilla la pièce du regard à la recherche de son épée et du prendre quelques secondes pour la trouver tellement la tête lui tournait. Il ressortit alors de la pièce et fut choqué de voir que Tea se dirigeait vers Adrahil et semblait prête à s'en aller.

- Teagan ! s'écria-t-il en se dirigeant à grand pas vers elle.

Il avait utilisé son nom complet sans même s'en rendre compte. D'ordinaire il faisait tout pour oublier la vrai naissance de la Princesse. Il voyait cette jeune femme comme Tea, son amie à qui il apprenait à se battre, mais aujourd’hui c'était bien à Teagan Mézérhían qu'il s'adressait. Il courut presque jusqu'à elle en sentant ses yeux le brûler violemment. Son regard effleura son visage blême alors qu'il se figeait devant elle et il vit les larmes qui brillaient dans ses yeux avant d'expirer lentement. Alors dans un geste solennel il plia le genou devant la Princesse. Il était ferment campé sur son pied droit alors que son genoux gauche était au sol. Il planta son épée avec force dans la terre battue et posa ses deux mains sur sa garde tout en pliant l'échine. Il n'avait jamais réellement apprécié ce geste de soumission absolue. Ce salut avait quelque chose d'animal. Il exposait sa nuque à son adversaire qui pouvait à tout moment lui administrer un coup fatal. Par cette posture il prouvait sa totale confiance en Teagan. Il se soumettait à elle comme il ne serait jamais cru capable de le faire. En lui offrant cette broigne elle lui accordait la possibilité de rester à ses cotés, de la protéger, elle reconnaissait sa force, son agilité et sa compétence. Elle n’était pas au courant mais il lui avait déjà offert son cœur, en la laissant le toucher, en la laissant voir ses cicatrices, il lui avait offert sa confiance et désormais il allait sans même hésiter lui offrit sa vie.

- Je jure d'aimer et de défendre les terres du Royaume de Mézérhían,commença-t-il d'une voix rauque qu'il ne contrôlait pas vraiment. De protéger les faibles et de ne jamais fuir devant l'adversaire. Je jure de combattre l'ennemi avec acharnement...

Il se souvenait avoir prononcé ses mots alors que son père le fouettait avec sa boucle de ceinture parce qu'il avait fait une erreur dans une phrase. Il avait subit des maltraitances horribles alors qu'il devait apprendre par cœur ce serment de chevalerie que son père trahissait à chaque coup de ceinturon. Il les avait répétés encore et encore comme une litanie incessante mais aujourd’hui c'est avec force et détermination et non plus avec la peur au ventre qu'il laissait s'échapper ce serment.

- … je promet d'être loyal et généreux, de ne jamais mentir et d'être fidèle à ma parole. Je remplirai mes devoirs et respecterai les traditions. Teagan Mézérhían, héritière du trône du Royaume de Mézérhían je voue ma vie à la votre et promet de vous suivre, de vous défendre et de donner ma vie pour vous. Je fait cette promesse sur mon honneur et sur ma vie.

Lorsqu'il eut fini ce fut le silence qui lui répondit. Il n'y avait pas un bruit dans la clairière et le chasseur ne savait plus quoi faire. Tea ne semblait pas réagir. Il l'entendit alors ravaler un sanglot et c'est le frôlement d'une lame sur le tissu qui lui répondit. C'est avec un soulagement indéfinissable qu'il sentit le contact de la lame contre son oreille droite.

- Maeron par ce serment et par mon sang je fais de vous un chevalier du Royaume, dit elle en passant sa lame sur son autre épaule. Et mon protecteur.

Son protecteur, voilà ce qu'il était, voilà ce qu'il rêvait d'être. Il souhaitai être avec elle pour toujours, pour s'assurer qu'elle allait bien, qu'elle était heureuse. C'était désormais son but dans la vie, lui qui longtemps n'en avait plus eu aucun.

Il sentit alors Teagan écarter son épée et fut des plus surprit quand elle s’agenouilla devant lui et qu'elle l'attrapa avec force pour le serrer contre elle. Elle enfui aussitôt son visage dans son cou et il sentit des larmes couler dans sa chemise. Il inspira longuement en s'impregant de son parfum si féminin qui ne cessait de réveiller son corps trop longtemps endormi.

- Merci, souffla-t-elle contre sa peau

Il la sentait trembler contre lui et referma ses bras dans son dos pour la tenir encore plus prêt de son cœur par simple égoïsme. Dans sa tête une dangereuse petite voix lui disait qu'ils allaient trop loin, qu'il allait franchir un point de non retour qui les feraient souffrir tout les deux mais Maeron était incapable de s’arrêter. Il avait besoin de Tea autant que d'air pour respirer. A défaut de pouvoir lui ouvrir son cœur il reprit les termes qu'elle lui avait soufflé quelques instants plus tôt en espérant qu'elle n'y prêterait pas trop attention.

- Toi aussi tu compte beaucoup pour moi, souffla-t-il contre son oreille.

Et lorsqu'elle glissa ses mains dans ses cheveux pour l’attirer plus fort contre elle il dut se mordre la lèvre inférieure pour s'empercher de commettre un geste qui gâcherait cette confiance mutuelle qu'il venait se s'offrir.


Comments

Posted by: solhaken (solhaken)
Posted at: April 13th, 2017 10:25 pm (UTC)

Je ne l'avais pas commenté ici XD
J'ai beaucoup aimé ce texte qui permet de mieux comprendre Maeron et ce qu'il éprouve.
C'est très intéressant de le découvrir sous ce jour.

On sent la force de leurs sentiments, quels que soient d'ailleurs ces sentiments. Et puis cet événement changera je suppose bien des choses par la suite.

Posted by: asfaloth14 (asfaloth14)
Posted at: April 15th, 2017 08:48 pm (UTC)

Oui ce texte montre les sentiments des deux personnages. Teagan qui tien beaucoup a Maeron sans se poser de questions et qui est bouleversée par ce qu'elle croit qu'elle le rejette. Et Maeron qui est totalement amoureux.

j'ai bien aimé exploré les sentiments de Maeron grace a ce versus.

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